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Mardi 3 novembre 2009
La France connaît-elle une ou plusieurs crises identitaires ? La question, il convient de l’affirmer, est complexe. N’empêche, un débat passionné et passionnel sur l’identité française s’est engagé sans que l’on sache si la cohésion de notre société en sortira renforcée ou au contraire elle sera affaiblie.

La difficulté à "être français", de se dire français, pour nombre de nos jeunes, ou moins jeunes, concitoyens, est une réalité. Elle concerne surtout ceux dont les ascendants ou l’un des ascendants ne sont pas "assimilables" à ceux que l’on désigne sous l’expression de "français de souche". C’est ce constat qui a conduit l’association Ambitions Éducatives et Citoyennes à entamer, depuis près de deux ans maintenant, un travail de réflexion, sous forme de conférences débats et de tables rondes, et de mise en œuvre d’actions pédagogiques en milieu scolaire sur les enjeux de la construction du sentiment d’appartenance à la nation.

 Est-il acceptable que cette forme redoutable et violente d’exclusion perdure dans notre pays ? C’est bien entendu parce que nous refusons ce fait et que nous nous élevons contre cette mécanique infernale, que nous avons décidé de s’approprier à notre façon la question de l’identité française.


C’est dans le cadre de cette démarche, qu’une série de rencontres débats a été programmé sur le thème :

"L'identité française, les enjeux de la construction du sentiment d’appartenance à la nation
et d’une citoyenneté française pleine et accomplie"


Agenda des rencontres
 - le samedi 26 septembre 2009, à Montreuil
- le vendredi 16 octobre 2009 à 19h30 à la Maison du Barreau de Paris
 - le vendredi 30 octobre 2009, à Epinay sur Seine
 - le vendredi 20 novembre 2009, à Saint-Denis
 - le mardi 24 novembre 2009, à Paris
- le vendredi 4 décembre 2009, à Chilly Mazarin
 - le mardi 14 décembre 2009, à Drancy

 Des rencontres sont prévues dans plusieurs villes d’ile de France et en province.

Les débats seront animés par Mustapha Saadi, Président de l’association Ambitions Éducatives et Citoyennes.
écrire : ambitions.citoyennes@gmail.com
Par anonyme
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Mercredi 28 octobre 2009
Comment expliquer ces sifflets ? 

Les facteurs explicatifs de ces comportements sont nombreux et complexes. Des explications politiques, sociales, voire de psychologie collective, ont été avancées. Il s’agit en tout état de cause d’une expression de défiance de jeunes Français vis-à-vis de leur pays, une défiance certes nourrie des difficultés d’inclusion sociale ou des discriminations subies, réelles ou supposées, mais aussi l'échec d'une éducation qui ne prône pas assez, ou le fait maladroitement, ou de façon ambiguë, la promotion de l'identité républicaine et la mise en œuvre effective de ses principes fondateurs. En France, la question de l’identité est trop « connotée », trop « chargée », elle est l’objet d’enjeux idéologiques, culturels et politiques. C’est un sujet controversé, source de polémique. Elle est donc très mal appréhendée, notamment en vue de la formation d’une citoyenneté pleine et accomplie, au sens d’une appartenance reconnue et admise à la France. C’est la raison pour laquelle nous pensons que les mots « citoyenneté » et « citoyens » occupent une place particulière :« vous êtes citoyens » mais « français », c’est à voir ! On peut parler de « non dit », d’une absence de vision politique sur le devenir et la place de ces populations issues de l’immigration et de leurs descendants dans la République, dans la France : Il y a bien entendu, le poids de l’histoire, l’histoire coloniale. C’est pourquoi, les politiques dites d’intégration n’ont été que des politiques « hasardeuses » dans la mesure où l’on n’a jamais su ou voulu faire de ces gens-là des citoyens à part entière. D’ailleurs en termes de représentation, l’institution ou la société les considère comme d’éternels étrangers ; à titre d’exemple, trop souvent, pour ne pas dire toujours, ces deuxièmes, troisièmes, quatrièmes générations, sont « rattachés » aux pays de leurs ascendants, le pays des parents ou des grands parents, dès lors que leur prénom sonne autrement ou que leur couleur diffère. Cette absence ou ce refus de reconnaissance a rendu difficile la construction apaisée d’un sentiment d’appartenance à la France. Mais de plus, ces jeunes ne sont pas à l’abri d’influences idéologiques et identitaires multiples et qui parfois se combinent : les discours de décrochage symbolique et politique dans les cités « on ne veut pas de nous, donc nous ne sommes pas français », les discours émanant d’associations religieuses ou culturelles en lien ou pas avec les pays d’origine des ascendants dont elles valorisent l’identité nationale. On peut donc parler de l’existence d’une compétition des identités, ce qui peut traduire également des conflits d’appartenance à des modèles ou des systèmes de valeurs. . La question de l’identité ou des identités est une question éminemment politique, elle doit faire l’objet d’une véritable réflexion car il y va de la cohésion de la France.

- Sont-ils différents des autres fois (Algérie, Maroc) ?


Ce n’est évidemment pas la première fois qu’un hymne national est sifflé, mais il est assez rare que ce soit par les citoyens du pays. Je crois que les sifflets émis lors du match France- Tunisie expriment la même difficulté que ceux entendus lors des matchs en France contre l’Algérie ou le Maroc. Vous noterez que lorsque l’équipe de France a joué ces mêmes rencontres dans les pays d’Afrique du Nord, les spectateurs n’ont pas sifflé la Marseillaise. Je crois qu’ils ont même été plutôt très accueillant et chaleureux. Nous sommes donc confrontés à une question franco-française. Nous pensons à tort que faire entendre dans le respect notre hymne, c’est avoir une attitude réactionnaire voire même un endoctrinement idéologique. Nous ne sommes plus en 1960, et la France a beaucoup changé. Ce qui était perçu à l’époque comme une atteinte à la liberté individuelle, trouve aujourd’hui toute sa pertinence car le vivre ensemble n’est possible que si les valeurs républicaines qui fondent le pacte social sont comprises, admises et défendues par tous, quelles que soient leurs difficultés socio-économiques. Le sentiment patriotique, au sens de l’amour de son pays sans rejet de l’autre, est le ciment de la cohésion sociale et nationale que nous devons réhabiliter.

 - Que pensez-vous de la réaction des politiques et de leurs solutions proposées ?

 Beaucoup ont réagi précipitamment, comme s’il s’agissait d’un trouble commis par des étrangers ou d’un problème de police. Il est accablant de constater combien la classe politique peut quelquefois être éloignée des réalités du pays, et faire des propositions irréalistes voire démagogiques. Je voudrais dire clairement qu’il ne s’agit pas d’un problème sportif ni même de respect dans le sport même si ces évènements se sont déroulés dans un stade à l’occasion d’un match de football. On ne peut pas faire porter cette responsabilité au monde sportif, même si la politique sportive a un rôle éminent dans le développement du respect et de la tolérance. On ne règlera rien en vidant les stades. C’est avant que les choses se jouent.

 -Sans parler de solutions toutes prêtes, comment essayer de faire changer les choses ?

Je l’ai déjà un peu esquissé : Il faut renoncer aux mesures gadget d’un jour, vite énoncées, aussi vite oubliées dès lors que le phénomène ne s’exprime pas de manière collective dans un stade. Le rejet de sa franceité, du respect dû aux valeurs de la République où de l’amour de sa nation est malheureusement une violence vécue quotidiennement, individuellement, de manière quasi anonyme dans nos écoles, nos supermarchés ou nos clubs sportifs. Concernant le monde sportif, je pense qu’il faut réintroduire l’écoute de la Marseillaise à l’occasion de l’ouverture et de la clôture des saisons, au moment des rencontres importantes et cela dès le plus jeune âge. Il faut associer notre hymne à la vie de chaque français sans agressivité, mais sans faiblesse. C’est à cette condition que dans les années qui viennent notre hymne national ne sera plus l’occasion d’exprimer sa défiance, mais au contraire un moyen d’affirmer la cohésion nationale, son appartenance à une communauté de destin. Il en va de même pour l’ensemble des valeurs du pacte républicain, dont la modernité devrait nous sauter aux yeux si l’on daigne simplement regarder les difficultés auxquelles sont soumis les pays qui ne les possèdent pas ou ne les cultivent pas. Il faut faire de nos valeurs une cause nationale branchée et ouverte au monde. Aimer la France, c’est aimer l’Europe et considérer avec la même exigence et dignité tous les habitants de notre planète.

 -Les joueurs de l'équipe de France ont-ils un rôle à jouer ?

 Ils font partie, à leur corps défendant, de la grande famille des éducateurs. Il faut qu’ils réagissent comme des parents plutôt que comme des modèles ou des prototypes. A cette condition, leur aura sportive pourra constituer un plus et montrer au-delà de leur réussite économique, des hommes qui sont d’abord des citoyens. Tout le monde à un rôle à jouer, car il faut toute notre nation pour éduquer nos enfants.

-Pourquoi le football est-il principalement touché et non les autres sports ?

Le football est le sport le plus populaire. Je ne suis pas surpris que ce soit dans ses enceintes que les problématiques identitaires ou de cohésion nationale s’expriment fortement. Toutes les catégories sociales s’y côtoient, toutes les diversités. C’est dans les stades de football que l’on peut constater que les si les personnes issues plus ou moins des immigrations extra européennes changent en devenant des citoyens et des français, par ce fait même ils changent la France. La France d’aujourd’hui est essentiellement urbaine et pluriculturelle à l’inverse de celle du milieu du 20ème siècle essentiellement rurale et homogène culturellement. Mais c’est toujours la France, et il faut que chacun fasse une partie du chemin.

-La réponse se trouve-t-elle dans l'éducation ?

La réponse se trouve d’abord dans le changement de regard vis-à-vis de ces gens-là . Il faut un regard bienveillant, les considérer comme des égaux et des compatriotes, même s’ils sont porteurs d’une part de différence ; celle-ci désormais fait partie intégrante du paysage et du patrimoine français, vient l’enrichir et non pas le menacer ou le défigurer. La réponse est aussi dans l’éducation, une éducation moderne, vivante et qui non seulement transmet des savoirs mais aussi des valeurs, nos valeurs républicaines ainsi que leurs symboles, dont notre hymne national. En conséquence, l'école a un rôle majeur à jouer. L'éducation à la citoyenneté omniprésente dan sles programmes doit s'artucler avec la francéité. Or, les deux dimensions sont séparées, déconnectées l'une de l'autre. C'est une des bizareries pédagogiques de notre système éducatif.

Par ailleurs, je crois qu’il est absolument nécessaire par ailleurs que les acteurs de l’éducation populaire dont l’objectif premier est d’assurer l’épanouissement de l’individu, retravaillent sur le collectif, le sens du collectif qui réunit dans la tolérance. C’est un travail de longue haleine à mener au moins sur une génération. Enfin il faut poursuivre sans faiblir toutes les politiques sociales et de lutte contre les discriminations pour que notre société soit celle de tout ceux et toutes celles qui y agissent dans un esprit d’égalité et de fraternité.

 -Quelle attitude devrait adopter l'Etat ?

 L’Etat doit jouer son rôle de garant des libertés publiques et de l’égalité de traitement des citoyens de notre pays. Pour le reste, l’Etat c’est nous tous. Et notre devoir, donc également celui de nos gouvernants, doit être d’abord celui d’éduquer et d’accompagner. Ces enfants sont l’avenir de la France. Dans une France qui évolue dans un cadre européen et dans un monde ouvert, globalisé, l’identité devient une question centrale. Nous devons aider nos enfants à mieux appréhender, mieux comprendre cette problématique, notamment en terme d’enjeux d’appartenance et de valeurs. C’est une mission qui doit relever également de l’école. Il faut y réfléchir sérieusement. Comment construire de façon apaisée le sentiment d’appartenance à la nation, quand certains concepts qui s’y rapportent (origine, nationalité, race, ethnie, patrie, pays, nation, valeurs, appartenance, identité culturelle, identité religieuse, identité nationale, histoire…etc.) leur échappent ?

 -Quel est le message de votre association ?


Le message de notre association qui est aussi celui de toutes celles qui font partie du réseau citoyen des associations franco berbères : faire prendre conscience des enjeux et notamment des risques, et rechercher les voies et les moyens qui contribueront au renforcement du sentiment d’adhésion à la nation, au respect et à la reconnaissance de chacun -Comment peut-on évaluer la proportion de jeunes qui ont sifflé pour exprimer leur révolte, la proportion de ceux qui ont suivi, ou encore celle de ceux qui l’ont fait pour « rigoler », comme un jeu ? Ces différentes « motivations » changent-elles la portée des sifflets contre l’hymne ? Très franchement, au stade on trouve d’autres sujets de rigolade. Beaucoup de ceux qui ont sifflé sont en souffrance vis-à-vis d’eux-mêmes : ils vivent un double confit : un conflit personnel et la contradiction d’être né en France et d’avoir du mépris pour son pays et d’être en rupture avec la société. Même si l’on peut considérer qu’il y a eu différentes motivations, siffler l’hymne national, c’est siffler son pays, et on ne peut se construire dans un tel état d’esprit.


-Avec toute votre expérience et votre vécu terrain, avez-vous été surpris ?

 Non. Nous sommes confrontés au quotidien à ces défiances de manière moins massive qu’au stade, mais toute aussi forte par des gestes, des attitudes individuelles ou des paroles blessantes. Au stade le terrain a simplement pris la parole. -L’identité française paraît assez floue, et on a l’impression que l’hymne est un rare moyen pour les français de se positionner là-dessus. Il est soit, un moyen d’être fier d’affirmer son identité, soit un moyen de la contester en la sifflant... L’identité française est en mouvement. C’est normal, c’est quelque chose de vivant qui a à voir avec l’histoire réelle des habitants de notre pays au 21ème siècle. L’hymne national est un ciment comme le drapeau ou la constitution pour les Américains. Le siffler c’est contester toute l’histoire qui a fait ce pays : je considère qu’il faut échanger sur ce qu’est être français aujourd’hui.
Par anonyme
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Mardi 27 octobre 2009
Par Mustapha SAADI, président de l'Association Ambitions Educatives et Citoyennes.



Alors même que le concept d’identité nationale est devenu un enjeu majeur de société, voire un enjeu politique, paradoxalement, de plus en plus de nos concitoyens, notamment les jeunes issus de la diversité, de l’immigration et de l’Outre-mer éprouvent des difficultés à « être français ».

En effet, alors que pendant des années et au moins depuis l’émergence du Front National dans l’espace public, c’est ce parti politique qui s’est accaparé de cette question. Plus récemment, lors de la dernière campagne électorale, les deux candidats à la présidentielle se sont à leur tour, et chacun à sa manière, emparés de ce thème. Une fois élus, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a traduit cette volonté politique d’assumer un engagement en faveur de l’identité nationale par la création d’un Ministère dont l’intitulé associe cette notion à celle d’immigration. Une initiative très controversée et qui souligne combien cette question divise notre société et n’est pas appréhendée de façon apaisée.

Le mal être identitaire français éprouvé par les jeunes n’exprime pas seulement une difficulté passagère liée à l’adolescence et/ou à une crise identitaire dans le processus de la construction de leur sentiment d’appartenance à leur pays, la France. Il opère au contraire différentes formes de rupture avec la communauté nationale selon l’origine sociale et ethnique des parents. Ces jeunes s’inscrivent dans des relations diversifiées, marquées soit par un détachement et une indifférence, soit par une hostilité ou encore une forme de rejet, de haine et de conflit.

Cette situation est préoccupante, d’un point de vue à la fois de l’épanouissement de ces personnes, de l’accomplissement de leur identité citoyenne et, en terme de cohésion sociale et nationale.

En effet, cette condition est source de multiples conflits aux conséquences préjudiciables pour le jeune lui-même et pour la société dans son ensemble.

Le jeune est en conflit avec la société française dans laquelle il ne se reconnaît pas et dont il va jusqu’à contester, combattre, délégitimer les valeurs, les symboles, les institutions et les acteurs qui les incarnent.

Il s’agit également d’un conflit personnel, individuel lié à la construction de la personnalité; un déchirement identitaire, source de souffrance et de violence dans la mesure où le jeune refuse d’assumer une dimension, une composante objective de sa personnalité et de son identité.

Cette défiance à l’égard de la France est connue de tous. Elle se manifeste depuis plusieurs années. Les violences urbaines de novembre 2005 en ont été des révélateurs forts.
Les matchs de football opposant l’équipe de France à des pays d’Afrique du Nord ont été l’occasion de manifestations de cette nature (hymne national hué, joueurs français issus de la diversité conspués). Plus généralement, et au quotidien, elle s’exprime aussi dans des lieux où ces jeunes sont fortement présents (tel que les établissements scolaires), dans les relations avec la police.

Les analyses n’ont pas manqué pour tenter de comprendre cette situation et les facteurs explicatifs avancés nombreux, se rattachant à des considérations historiques, politiques, culturelles, sociales, psychologiques.

Incontestablement, il s’agit d’un problème très complexe aux ressorts multiples qu’il est urgent de traiter pour ne pas laisser le fossé se creuser ente la France et une catégorie de ses citoyens. Les réponses apportées sont le plus souvent en termes de politiques de lutte contre les discriminations. Celles-ci ayant montré leurs limites, l’enjeu s’est porté sur l’utilité de statistiques ethniques pour combattre cette marginalisation.

Peut-être qu’en vérité, le véritable enjeu est la reconnaissance de la qualité de français à tous ceux et toutes celles qui appartiennent et qui font vivre la France.

De ce point de vue, les représentations sont tellement ancrées et chargées de symbolique qu’elles font obstacle à une appréhension et un traitement serein de la question d’identité nationale.

Les exploitations multiples ont pour effet d’être préjudiciables à notre société et à sa cohésion. Dans un monde ouvert, dans tous les sens du terme (mondialisation, nouvelles technologies de la communication, internet, satellites…) et où la compétition des identités est réelle en termes d’enjeux de valeurs, il est urgent d’engager une réflexion dans l’espace public de façon sereine et apaisée.

L’institution scolaire, qui « s’interdit » d’appréhender cette problématique, doit se préparer à la mise en d’une véritable approche pédagogique sur la construction du sentiment d’appartenance à la nation. Une réponse susceptible d’éviter l’aggravation de la crise, le développement d’un communautarisme de valeurs et finalement, d’arrimer ces jeunes aux valeurs de modernité et de laïcité de notre République.

Ce projet est donc né de ce diagnostic et de cette préoccupation. En effet, une approche pédagogique, construite et réfléchie permettrait à des élèves de se saisir de cette problématique dans sa complexité et ses nuances. Elle favoriserait leur accompagnement dans une réflexion objective sur la réalité et leurs connaissances : une méthode pour faire tomber les a priori, déconstruire les représentations erronées et les aider ainsi à ce projeter dans une relation d’appartenance à la France plus apaisée.
Par anonyme
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